Bordeaux est à la mode et cet engouement est mérité. « La belle endormie » est devenue attractive et « cool ». Bordeaux ne se réduit plus à son vin : réconciliée avec cette Garonne qui à bien des égards l’a faite, la ville séduit à nouveau.
Depuis juin 2007, Bordeaux est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le défi, relevé, était de « souligner l’originalité de Bordeaux, port de la lune, tant du point de vue de son histoire et de son économie due notamment à son statut de capitales économique du vin et sa situation portuaire, que de l’élégance et l’homogénéité de son architecture classique et néoclassique. Sa réputation de ville active, négociante et cosmopolite n’est effectivement concurrencée que par la réputation de son urbanisme unique imprégnée de la culture classique du siècle des Lumières ».
Quand on évoque Bordeaux, on évoque le Burdigala romain, minuscule à l’aune de nos critères contemporains, que la métropole qui excède aujourd’hui largement la ville éponyme. Bordeaux c’est d’abor la ville du vin éponyme mondialement connu. La ville a connu a son apogée au XVIIIe siècle mais Bordeaux a joué à plusieurs reprises un rôle non négligeable dans une Histoire plus vase, celle de la France et de l’Angleterre, voire du monde : carrefour commercial essentiel de l’Empire romain, fief anglais sis sur le territoire de France, ville éclatante du XVIIIe siècle grâce à ses navires traversant les océans
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